Une semaine après cette première édition de la chibi JE dans le Sud de la France, plus précisément à Marseille, je vous propose mon petit compte-rendu des mes deux demie-journées (samedi et dimanche) passées là-bas, avec photos et vidéos à l’appui.
Habitant sur Marseille, pas de grandes difficultés pour se rendre sur les lieux de l’évènement, le parc Chanot étant très bien desservi par une station de métro juste à côté. Arrivé à l’entrée, on se dit qu’on a bien fait de prendre les billets à l’avance pour éviter la queue, qui même si elle n’atteint pas celle d’une JE parisienne, était suffisamment importante pour vouloir l’éviter.
Une fois à l’intérieur, on se retrouve directement plongés dans les différents stands de goodies, mangas, DVD, chapeau d’Urahara et masque d’Ichigo vous permettant d’être la copie conforme du narutard passé juste avant vous. Les stands occupaient environ la moitié du hall d’exposition, et le monde présent ne facilitait pas des masses la circulation dans les allées entre les divers exposants. Pour parler un peu plus du contenu qu’ils nous proposaient, j’ai été pas mal déçu : on retrouve quasiment partout les même figurines (HK évidemment), les mêmes accessoires, provenant surtout des licences à succès (Bleach, Naruto, One Piece, Code Geass), et à des prix assez incroyables vu la qualité de l’ensemble. Je ne m’attarderais pas vraiment sur cette partie, j’ai au final très peu tourné dans tout ça étant donné que je ne souhaitais rien acheter, puisquelqu’un d’autre s’en est déjà chargé.
Autour de cela gravitaient les quelques stands de jeux vidéo (grosse présence de Street Fighter IV d’ailleurs), notamment le classique Dance Dance Révolution, Rock Band et des oldies comme Mario Kart sur Snes (!!) ou des bornes d’arcade, les démonstrations d’arts martiaux, les activités (mini jeux, quizz, karaoké) des associations comme Bulle Japon, et les 3 lieux de restauration dont je parlerais plus précisément plus tard. Tout au fond du hall, Une scène avait été installée pour accueillir les évènement principaux : les défilés cosplay du vendredi et du dimanche, ainsi que le concert de Ryo Fujimura.
Ce concert a d’ailleurs été, à mon avis, le meilleur moment du week-end. Bien entendu, il faut apprécier ce genre de musique, et supporter les cris des groupies hystériques à chaque mouvement de tête du leader d’Acid Flavor, mais pour les 45 min qu’il a passé sur scène, il s’est donné à fond. On notera qu’un accueil particulièrement chaleureux lui a été réservé, alors qu’on pouvait voir dans la salle un public très cosmopolite (Marseille oblige), et assez éloigné de l’otaque/pseudo-otaque standard. 2 extraits vidéos sont disponibles, de qualité moyenne, mais suffisant pour vous donner une idée du style et de l’ambiance qu’il y avait.
Dimanche, le grand moment est arrivé : LE défilé de cosplay. A quoi allait-on avoir droit ? J’avais espoir d’admirer un peu d’originalité, du beau travail, des scènes amusantes ou bien chorégraphiées. Malheureusement, les cosplayers ont été bien frileux dans leurs choix, et peu ont relevé le niveau. On appréciera tout de même le magnifique cosplay de Claire (Claymore), Lulu (Final Fantasy X), Prédator, et la mise en scène particulièrement drôle entre un druide et un démoniste de World of Warcraft, ainsi que l’apparition de l’équipe de la série Noob, diffusée sur Nolife. On regrettera l’abondance de Naruto-related, le manque d’imagination de la plupart des participants, et les ratés de l’Organisation pendant tout le défilé.
Pour finir, le sujet qui fâche. La bouffe. Alors je sais pas si les organisateurs se sont dit qu’il y aurait personne, ou qu’ils n’ont pas réfléchi, ou je sais pas quoi, mais putain, 3 stands avec la foule qu’il y avait, c’est juste impossible. Encore plus quand on propose LE truc introuvable en France et que tout amateur semi-averti aura vu au cours des ses lectures/visionnages : des takoyaki (oui vous savez, les boulettes fourrées au poulpe que les japonais achètent dans des petits stands dans la rue vite fait, puis partent se promener avec en les dégustant). Oui ben là, il fallait 2h de queue pour pouvoir en goûter. Et les autres stands, qui proposaient des choses plus classiques (ramens à des prix exorbitants, sushis, ou même nourriture occidentale), il fallait une bonne heure avant de pouvoir se remplir l’estomac. En gros le choix était : manger, ou faire le tour de l’expo en mourant de faim si vous n’aviez pas prévu un pique-nique (toute sortie étant définitive). J’ai personnellement choisi de manger, ayant fait le tour du truc, et je ne le regrette pas (c’est vachement bon, mais très bourratif), mais je conseille vivement aux organisateurs de prévoir la restauration autrement la prochaine fois. Puis tiens, j’ai oublié de parler de l’invasion Free Hugs/Emo, mais c’est une habitude maintenant…
Pour une première édition dans le Sud de la France, cette chibi a connu je pense un succès au niveau de la fréquentation, avec un public varié (on pouvait apprécier papy/mamie faisant leur promenade du week-end), mais je reste plus dubitatif quand au contenu proposé (une fois les grands évènements passés, on se retrouve avec le même contenu que dans un supermarché géant), et aux différentes erreurs d’organisation assez désagréables. J’espère que l’on pourra voir des améliorations l’année prochaine (si une deuxième édition voit le jour, mais je ne doute que très peu là-dessus).
La prochaine convention dans le coin se déroulera à Toulon : manga’zur les 18 et 19 avril, qui, elle, n’en est pas à son premier essai.
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