Atashinchi no Danshi (Les hommes de la maison), met en scène Chisato, une jeune fille sans domicile fixe, qui a perdu sa mère, et dont le père l’a abandonnée avec une dette d’un million de yen, ce qui lui attire régulièrement les collecteurs qui veulent récupérer leur dû. Sa vie change lorsqu’elle rencontre Shinzo Okura, qui lui propose un marché : il paye sa dette, et elle l’épouse pour un mois en échange. Shinzo décède après ce mois, et Chisato se retrouve à devoir s’occuper en tant que mère des 6 enfants adoptés par celui-ci, afin de respecter sa part du marché (malicieusement cachée lors de la signature du contrat bien entendu). Cependant, ces 6 garçons/jeunes hommes ne sont pas des cas ordinaires…
En effet, chacun d’eux n’a pas été adopté par hasard : le but était de trouver un héritier pour Shinzo et sa compagnie de jouets, mais ils renoncèrent tous un par un. Pourquoi ? nous allons le découvrir au fur et à mesure du déroulement de l’histoire. Et découvrir également que tous ont leurs difficultés, leurs problèmes, qui les ont rendus méfiants à l’égard des autres et relativement solitaires. Ainsi par exemple, Sho est host, mais cache un lourd secret, Masaru est un idol ayant une peur viscérale des femmes, Satoru est un hikkikomori, etc.
Et comme si cela ne suffisait pas, Chisato va devoir passer nombre d’épreuves (cachées dans le contrat à rallonge), afin de faire de ces 6 garçons une véritable famille. Dans le cas contraire, elle devra rembourser sa dette instantanément !




Reprenant un schéma classique des dramas japonais (une bande de garçons difficiles remis dans le droit chemin par une femme, ça vous rappelle rien ? indice, ça a fait 3 saisons et ça se passe dans une école), Atashinchi no Danshi arrive à créer un nouveau contexte pour développer son histoire, en établissant une relation mère/enfants entre les différents personnages. Servi par un casting de qualité (Hirokata Maki, Yamamoto Yusuke et Mukai Osamu notamment), les ingrédients de base sont là pour en faire une bonne série.
Et effectivement, le cocktail est plutôt bien réussi. On assiste avec plaisir aux tribulations de Chisato qui, coincée par son contrat, arrive petit à petit, grâce à son volonté et aux quelques inventions plus ou moins farfelues qu’a laissé feu Shinzo derrière lui, à se faire accepter par chacun des garçons. Son attitude et ses conseils leurs permettent de surmonter leurs problèmes et à voir la réalité en face, plutôt que de la fuir continuellement. Problèmes qui pourraient être le reflet de ce que traverse une partie de la jeunesse japonaise, comme souvent (la présence d’un hikkikomiri n’est pas un choix aléatoire). La série alterne avec un bon équilibre les scènes comiques (crossdressing par exemple), notamment dans le manoir totalement fou où les protagonistes habitent, et les scènes plus sérieuses qui permettent de faire avancer l’histoire, chaque épisode gardant donc un rythme soutenu, bien que leur issue ne fasse aucun doute. De plus, en tâche de fond se développe l’ascension (et l’acceptation) de Chisato en tant que nouvelle présidente de la compagnie de jouets de Sinzo, ce qui est pour elle une épreuve au moins aussi difficile que de se faire accepter comme mère.
Grâce à sa mise en contexte originale et à son casting, Atashinchi no Danshi est le drama que j’ai décidé de suivre pour cette saison. Bien que les éléments de scénario soient quelque peu « usés », ce qui est sans doute le bémol de la série, le divertissement proposé est à la hauteur des mes attentes, c’est pourquoi je le conseille également aux amateurs du genre, et à ceux qui voudraient découvrir ce style bien particulier.





